25 octobre 2008

Count in fives

C'est fou tout ce que l'on vit, tout ce temps digéré avec obligation et dégout, donc tout ce que l'on subit et qu'on ne voudrait pas pouvoir sentir.
C'est une question de route plate et d'attendre en voyant défiler le paysage individuel, d'attendre activement, de mettre la main à la pâte, ces besognes. Toucher les charognes. Les pétrir en s'oubliant. Se confondre en elles, voir avec ces pupilles crevées. Réaliser que nous sommes tout autant ces êtres qui avancent sans rechigner.
C'est fou cette incapacité à ne pas sortir de soi plus facilement. L'inné est pauvre, ou trop poussiéreux. On pourrait imaginer volant au-dessus des routes et gagnant bien vite l'embranchement. L'imagination est le salut de la perte. Et on me rétorquera : "Renoncement laid ! Prend de l'existentialisme !"

Le bonheur ivre ne se boit ici que par petites gorgées.
Trop c'est y prendre goût il parait.
L'absurde a des souliers cloutés. Et marque ses pas sur nous, on ne le remarquera  peut être jamais, et si par hasard cela nous est revelé, chacun criera comme au premier hurlement du premier jour.

Je ne pourrai jamais être sure de te comprendre entièrement et de ce fait j'arriverai toujours à la fin par te décevoir . Le parfait c'est l'impulsion d'un commencement éternel. Maintenant beaucoup de choses ont été gachées. Peut être qu'on naviguera toujours dans ces eaux. Océans faits par des mêlées de langues-rivières étrangères entre elles que tu manies en te foutant de la diplomatie, et puis mes langues-lacs étrangères à elles-mêmes. Je me dis toujours qu'il faut ouvrir tous les barrages, et laisser aller : vases, pulsions, idées...
Et puis une phrase vient assécher implacablement mes rus. Départ mal fait on ne change pas cela.
L'imperfection ici est une gêne car elle immobilise dans nos retranchements des élans immaculés ou noirs ! Je ne trouve plus les bonnes idées, tournoures délices-ratures, tout ça s'est asséché ; figure-toi ce n'est pas l'anesthésiant de la conscience. Je le vois mais mes bras sont ballants et les échéances me font avancer sans trépigner. Exaspération.

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Posté par pulse à 16:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Count in fives

    Mh. J'ai peur de ne pas tout comprendre.

    Posté par Moi moi & moi., 25 octobre 2008 à 18:49 | | Répondre
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